ces femmes culottées – Jesselyn Radack

Dans ce nouvel article de la rubrique, je vais vous parler de Jesselyn Radack, une avocate américaine. Alors que la justice aux Etats-Unis était de moins en moins juste suite à l’attaque du 11 septembre 2001, elle a su faire éclater la vérité malgré sa position de simple avocate. Voici son histoire…

Jesselyn Alicia Radack est née le 12 décembre 1970 près de Washington DC. Elle fait de brillantes études à l’Université Brown, et sort major en sciences politiques et civilisation américaine. Jesselyn poursuit son apprentissage à Yale, en droit. Le rêve de la jeune femme est de travailler dans la justice, elle y parvient en 1995 et entre à la récente unité d’éthique du ministère.

C’est alors que le 11 septembre 2001, un terrible événement qui va beaucoup marquer les esprits se produit : l’attentat qui détruit les tours jumelles de New York. Dès lors, la justice américaine entame une chasse aux terroristes qui va parfois dépasser les limites de la légalité. Un jour, Jesselyn reçoit un appel du procureur à propos du service du contre-terrorisme : le FBI a capturé un américain qui se battait avec les talibans en Afghanistan, John Walter Lindh. Le FBI demande à Jesselyn si ses agents peuvent interroger le suspect sans avocat. Bien sûr, la jeune avocate n’est pas d’accord. Et bien sûr, le service du contre-terrorisme le fait quand même ! Sachant que c’est illégal, Jesselyn leur dit de ne pas utiliser le témoignage contre John Walter LIndh lui-même. Mais l’avocat général annonce qu’ils ont capturé un terroriste et qu’ils vont le poursuivre. La justice affirme que les droits du suspect vont être scrupuleusement respectés, et que le détenu n’aurait pas pris d’avocat. Le suspect est torturé encore et encore et finit par avouer.

Jesselyn est bouleversée par ces mensonges qui ne rendent pas justice. Elle parle à sa supérieure et découvre bientôt que le gouvernement cherche à étouffer l’affaire. La jeune avocate se souvient alors d’avoir conservé un échange par mail entre elle et le procureur qui prouve l’illégalité des actions gouvernementales. Malheureusement, les mails ont mystérieusement disparus. Malgré tout, Jesselyn ne se décourage pas. Elle fait appel au service technique et réussi à récupérer l’échange qu’elle imprime et envoie à sa supérieure (tout en préservant une copie, au cas où le dossier disparaîtrait à nouveau). Puis elle démissionne de son boulot de rêve (et, par ailleurs, tombe enceinte de son troisième enfant). Jesselyn se fait engager dans un cabinet privé. Bizarrement, personne n’a jamais entendu parler des mails qui accusaient le gouvernement d’abus de pouvoir. Elle n’y tient plus : l’avocate envoie les dossiers à Newsweek pour qu’ils publient un article, mais sans citer son nom. Le scandale éclate en une du magazine, mais le nom de Jesselyn Radack est cité.

Alors qu’elle croyait s’être débarrassée d’un lourd poids, elle apprend qu’elle fait l’objet d’une enquête criminelle. Le cabinet où elle travaille reçoit des appels du Ministère de la Justice qui leur disent qu’ils ont engagé une criminelle qui peut voler des dossiers. Jesselyn est suspendue et devient rapidement ruinée. Elle est harcelée par les enquêteurs, elle est insultée dans les journaux. Sa nervosité lui provoque des poussées de sclérose, elle est obligée de prendre des avocats pour la défendre. Jesselyn apprend qu’elle va se faire arrêter chez elle, le lendemain, devant ses enfants et ses voisins. Elle fait une fausse couche durant la nuit. Jesselyn sait que l’administration Bush essaie de la détruire. Les charges contre elle sont finalement abandonnées, mais elle se doute bien que ce n’est pas le cas de nombreux ex-employés de l’état, poursuivis pour les mêmes raisons.

Guidée par la colère, elle entreprend d’aider les lanceurs d’alertes. Pour les aider, elle fait des apparitions devant les médias où elle dénonce le gouvernement. Avec des journalistes, des lanceurs d’alertes et des anciens du gouvernement, elle crée une plateforme d’information et de protection des sources : ExposeFacts. Grâce à de la haute technologie, les lanceurs d’alertes peuvent donner leurs dossiers qui sont transmis aux médias. Jesselyn lance en 2015 un réseau qui peut apporter une aide juridique et des solutions de cryptage destinées aux dits lanceurs d’alertes. L’idéaliste affirme que même si le 11 septembre a été le début de la pire période de sa vie, cela a engendré son engagement pour la justice, et elle sait maintenant qu’elle sera toujours du bon côté.

Madeleine

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